Wilson Irvine

Wilson Henry Irvine est un peintre paysagiste impressionniste américain. Irvine est surtout connu pour sa maîtrise de la lumière et de la texture. Une exposition de son oeuvre en 1998 est nommée « Wilson Henry Irvine et la poésie de la lumière ». Pour saisir les effets subtils de la lumière, Irvine créé souvent en plein air - portant la casquette et la barbiche qui ont fait sa marque, avec son chevalet et ses peintures mis en place sur le terrain.

Parfois, l’obsession d’Irvine avec la lumière l'amène à peindre des sujets plutôt banals, des paysages ne représentant guère plus que quelques arbres, une route ou une clôture. Mais un certain nombre de chefs-d'œuvre d’Irvine représentent des scènes composées plus complexes, dont des maisons, des bateaux, des ponts et même une poignée de portraits, dont au moins un autoportrait et un portrait nu.

Wilson Henry Irvine naît le 28 février 1869, près de Byron, en Illinois. Il est un descendant de premiers colons et agriculteurs de l'état. Il est diplômé de la Rockford Central High School. Il travaille à la Chicago Portrait Company. Il étudie à l'Art Institute de Chicago.

« Dès le début, l'intérêt d’Irvine pour les sujets picturaux est égalé par une attention parallèle sur la technologie artistique. »

Alors qu'il est encore dans la vingtaine, Irvine est un pionnier de l'aérographe comme moyen d'expression artistique. Il utilise principalement un outil qui vient d'être développé et commercialisé par Liberty Walkup, le voisin, également mentor et professeur d’Irvine.

Après avoir maîtrisé l'aérographe, en 1888, Irvine déménage à Chicago pour y faire sa réputation. Le « travail de jour » d’Irvine au cours de cette période est celui de d’illustrateur / graphiste, employant souvent l'aérographe encore nouveau à l’époque. Mais en même temps, Irvine construit une carrière en tant que peintre sérieux. Il gravit les échelons de la société d’art de Chicago. Il mène le « Palette and Chisel Club » et le « Cliff Dwellers Club » avec le sculpteur Loredo Taft.

Au cours de ces années, Irvine gravite à l'école du soir du célèbre Art Institute of Chicago où il étudie pendant plus de sept ans. L'Art Institute demeurera par ailleurs l'un des ses fidèles mécènes. Au tournant du siècle, l'Institut expose souvent l’oeuvre d’Irvine et lui accorde une exposition solo prestigieuse au cours de la saison de Noël de 1916-1917. À ce jour, l'Art Institute conserve toujours un certain nombre de peintures d’Irvine Wilson dans sa collection permanente.

Alors qu’il développe sa carrière à Chicago, Irvine se rend souvent dans l'Est des États-Unis, créant des peintures au Massachusetts, au Connecticut, et ailleurs en Nouvelle-Angleterre. Dès 1906, il expose des scènes de Nouvelle-Angleterre à l'Art Institute. Il prend également des vacances ailleurs dans l’Est des États-Unis, y compris en Virginie et en Nouvelle-Orléans.

Mais ce n'est pas avant ses 45 ans qu’Irvine déménage avec sa famille à Old Lyme, au Connecticut, pour intégrer le célèbre cercle de Florence Griswold, connu comme le « American Barbizon », plaque tournante de l'impressionnisme américain. C'est surtout en tant que peintre d’Old Lyme que le public contemporain connaît Irvine.

Donnant suite à ses premières expériences avec l'aérographie, dans ses dernières années, Irvine continue à essayer de nouvelles techniques artistiques. Son travail inclura plus tard des impressions aqua et de la peinture prismatique. Son oeuvre Prismatic Winter Landscape apparait sur la couverture du 31 janvier 1931 du Literary Digest.

À la fin de sa carrière, Irvine obtient régulièrement des expositions personnelles.

Wilson Irvine décède d'une hémorragie cérébrale le 21 août 1936, laissant derrière lui une œuvre magistrale. Ces dernières années, Irvine a été redécouvert et reconnu comme une figure clé de l’impressionnisme américain du début du 20e siècle.